Pourquoi les Européens achètent-ils du vin bio? - Terre et vigne
Pourquoi les Européens achètent-ils du vin bio?
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Rotwein

 

Si le vin bio semble être de plus en plus à la mode chez nous, qu’en est-il dans les autres pays d’Europe? Une récente étude Ipsos commandée par l’association de vignerons Subvinbio et dont les résultats ont été dévoilés mardi 29 septembre répond à la question Menée  sur un échantillon de  4015 personnes âgées de plus de 18 ans et originaires de 4 pays d’Europe (Allemagne, France, Royaume-Uni, Suède), l’étude nous apprend que 34, 9% des Européens boivent du vin bio.

Les femmes et les moins de 35 ans, grands amateurs de vin bio
Fait étonnant : si le taux de notoriété du vin bio en France (74,6 %) dépasse celui des trois autres pays sondés (73,7% en Suède, 58,1% en Allemagne et 44,7% au Royaume-Uni) , le palmarès du taux de consommation le plus élevé revient cependant à nos voisins Suédois (51,2% ), contre 35,8% en France, 31,5% en Allemagne et 21% au Royaume-Uni. Les Britanniques ne seraient donc pas de grands adeptes du vin bio, bien que 71% ont déclaré aimer boire du vin, contre 69,5% de Français! La culture bio évolue donc indépendamment des autres habitudes de consommation et ne touche pas les marchés de la même façonPartout en Europe, les consommateurs de vin comptent plus de séniors que de jeunes et sont majoritairement représentés par la gente masculine. Mais lorsqu’il s’agit de vin bio, la tendance semble s’inverser. En effet, 50,5 % des consommateurs réguliers de vin bio sont des femmes. Même son de cloche chez les moins de 35 ans, qui représentent en moyenne 23% des consommateurs de vin bio réguliers dans les quatre pays soit bien plus que pour le vin  du vin classique, notamment en Suède, où l’écart reste le plus important. ( 14% vin  normal contre 25% vin bio).

Première motivation des consommateurs de vin bio : le respect de l’environnement
Le vin bio semble donc répondre à une tendance, un nouveau mode de vie et ses utilisateurs en Allemagne, en France, au Royaume -Uni et en Suède se distinguent clairement des buveurs de vin classiques. Pourquoi ? Parmi, les quatre critères de motivation d’achat proposés dans l’étude, la préservation de l’environnement arrive en tête puisque qu’en moyenne, 59,6% des Européens sondés ont déclaré vouloir y contribuer en achetant du vin bio. Une tendance particulièrement marquée en France, puisque 77% d’entre eux considèrent l’environnement comme une priorité et 86,9% sont  prêts à payer plus pour le protéger. Un engagement suivi de près par la Suède (73%), mais qui n’arrive qu’en troisième position des critères d’achat de vin bio chez les Allemands, après le goût et le « réflexe bio ». La santé occupe aussi une place importante pour les Suédois (43,7%) et les Français (67,9%), qui considère que boire et manger bio correspond à un régime de vie sain.

Prix élevé du vin bio, principal frein à la consommation
Si 34, 9% des Européens déclarent consommer du vin bio, 39,3% des Européens n’en ont en revanche jamais acheté, en particulier les Allemands et les Britanniques. Selon l’étude, le manque de notoriété du vin bio en Allemagne et au Royaume Uni serait due au manque d’information et de communication autour de ces produits. La France et la Suède quant à elles évoquent le prix élevé comme principal frein à la consommation de vin bio. Un avis partagé par une grande majorité, puisque 61% d’entre eux le considèrent plus cher que le vin classique et le surcoût consenti pour l’acquisition d’une bouteille de vin bio n’excède pas en moyenne 1,20euros. Chez les consommateurs réguliers, ce pourcentage descend à 38,6%. Habitudes de vie ou simples vue de l’esprit ? Pour Patrick Guiraud, président de Subvinbio, la comparaison de prix n’a pas lieu d’être  » Le vin bio ne sera jamais un 1er prix. Le consommateur est dans une démarche qualitative.  Il n’y a donc quasiment pas de différence de prix entre un vin normal de qualité et un vin bio. »

N’en reste pas moins que les consommateurs réguliers de vin bio, y compris les jeunes, sont en majorité des cadres ou travailleurs indépendants ou employés  et comme l’indique l’étude répondent  à « un profil de consommateur plutôt élitiste dans l’ensemble ». Vu sous cet angle, on comprend donc mieux le faible pourcentage de consommateurs de vin bio en Europe.

 

 

 

Date de publication : 1 octobre 2015

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